Le jour où j’ai rencontré l’amour de ma vie partie 1 : ma grossesse

Alors alors ….

Je m’apprête à partager ici un récit assez spécial. Chaque accouchement est unique et pour celle qui le vit il est forcément spécial.

Sauf que …

Dans mon cas , j’ai fait un gros doigt d’honneur à toutes les statistiques sur les primipares.

Pour commencer je vais un peu parler de ma grossesse. Posons les bases, je n’aime pas être enceinte ! Il y a un consensus dans le monde, enfin dans le monde …. en France en tout cas, qui dit « la grossesse c’est formidable, les femmes sont épanouies blablabla ». Ce n’était pas mon cas. J’avais acquis une conscience assez poussée de mon corps (sujet d’un article prochain pour t’expliquer comment et pourquoi )en qui fait que le premier trimestre a été très compliqué pour moi, en plus des maux physique il a fallu que j’accepte  que, non mon corps ne m’en voulait pas, il se préparait juste à accueillir une vie. Et bien sûr j’ai appris a partager mon corps pendant quelques mois. Mais, attention spoilers , cette conscience exceptionnelle de mon corps m’a beaucoup servie pour mon accouchement.

Revenons-en à nos moutons , je suis tombée enceinte en novembre 2017 alors que j’avais monté mon entreprise la même année et mon activité était à plus de 40km de la maison (cherche pas l’étude de marché m’avait dit qu’il fallait aller là). J’étais donc encore sur la phase de lancement et la question ne s’est pas posée pour moi . Il était impensable que je fasse 10h/jour, 6 jours semaines a plus de 40km de chez moi avec les nausées et le reste pour un avenir incertain. J’ai donc mis ma société en sommeil et j’ai repris un travail salarié. Je suis devenue aide à domicile en attendant de savoir ce que je ferais de ma vie après l’accouchement. Et là tu dois te dire « mais on s’en fou en fait » sur quoi je répondrais, que nenni ! Ma situation financière était telle que je ne pouvais pas ne pas travailler ! Mais mon corps n’était pas d’accord. Dès le 3eme mois j’avais des contractions et des douleurs à m’arracher quelques larmiches. Et pourtant j’ai continué a faire des ménages , des courses et de la garde d’enfants… Jusqu’à ce que ma sage femme me dise « euuuh faudrait voir a se calmer  »  et là ma gentille collègue des plannings m’a donné seulement les gardes d’enfants et les courses /accompagnement. Enfin « seulement » quand t’as mal, c’est pas une mince affaire. La voiture était devenue une torture et malheureusement c’était mon outil principal. A tel point qu’à 7 mois de grossesse j’ai tout arrêté, nous mettant ainsi dans la merde financière jusqu’au cou … Que dis-je ! Par dessus la tête ! Bref c’est pas le sujet.

Parlons brièvement suivi de grossesse. J’ai fait le choix d’être suivie à l’hôpital. Il me semblait logique que puisque je devrais y accoucher autant déjà être familiarisée avec les lieux puisque quoiqu’il arrive la sage femme du suivi ne serait pas nécessairement présente le jour J. Plus tard tu comprendras que ce raisonnement ne manquait pas d’ironie. En parallèle , je trouve que notre société a beaucoup trop médicalisé l’accouchement. Elle arrive à faire croire aux femmes qu’elles ne sont pas capables de se prendre en charge ni le jour J ni ensuite pour démarrer la vie de maman. J’AI UN SCOOP ! C’est faux, le corps de la femme est fait pour vivre tout ça et si tu t’en donne les moyens tu peux gérer presque toute seule comme une grande . Je mets bien évidemment de côté les grossesses et accouchements à risques, on ne sait jamais comment cela peut se passer, et à maintes reprises la médecine a sauvé des mamans et des bébés. Je parle ici d’état d’esprit. Je vais te donner un autre scoop, un accouchement ça se prépare, psychologiquement mais aussi physiquement. Je me suis toujours dit, la seule qui accouche c’est moi. Les sages-femmes elles veillent et papa « supporte » mais celle qui pousse, qui souffre et qui bosse c’est moi. J’avais donc besoin de comprendre ce que j’allais vivre et faire mon maximum pour que tout se passe au mieux. Là encore j’allais découvrir plus tard que ce raisonnement ne manquait pas d’ironie.

Revenons en à ma grossesse à proprement parler . les derniers mois, tout prêtait à réflexion. Je ne conduisais presque plus et quand nous arrivions sur un dos d’âne papa crapouille devait s’arrêter totalement et passer en première au ralenti. Certaines routes étaient prohibées et je ne posais plus une fesse dans la voiture de mon homme car les suspensions trop raides me declenchaient des contractions. En plus elle était beaucoup trop basse, en monter et descendre s’apparentait a une épreuve olympique. Heureusement nous approchions de l’été . A partir de la fin du mois de juin mes sorties se résumaient a la piscine dans le village le plus proche. QuelQues heures où les douleurs s’estompaient et je ne me sentais enfin plus comme un bulldozer mal entretenu.

Le 9 juillet, je passe un nouveau contrôle de routine. J’explique à ma sage femme que je le sentais très bas et qu’il appuyait sur mon col. Sur quoi elle me répond  » vous êtes loin du terme (le 19 août) et il n’a pas l’air si bas  » … Hahaha j’aurais dû filmé sa tête la minute suivante quand sa main sur mon ventre elle m’a dit « ah oui en fait il est bien bas  » pareil quand sa main dans mon anatomie , elle enchaîne « ah , euh, alors…. Bon rien de grave mais votre col est fermé mais totalement effacé… » . Sur quoi elle parue surprise que moi je ne le sois pas « je sais je vous l’ai dit en arrivant ». Je sors de là sans recommandations, toujours avec mes douleurs et reprend ma petite vie.

Jusqu’au 19 juillet 2018. Sortie de l’eau je vais rejoindre mon homme a l’entrée de la piscine. Je lui donne son billet d’entrée et le temps qu’il passe, se mette en maillot et me rejoigne, soit moins de 5 minutes j’avais eu le temps de me tordre la cheville , manquer de tomber (heureusement j’ai géré je me suis retrouvé en position d’adoubement) . Résultat une belle entorse ! Déjà que j’avais du mal à marcher ça n’a pas simplifié la suite. Comme je suis une bourrine avec mon atèle j’ai continué comme si de rien n’était. Par contre le soir quand je l’enlevais je ne pouvais plus poser le pied au sol.

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Au moment de mon entorse, je ressemblais à peu près à ça

Bref la vie continue et le 27 juillet , soit une semaine après mon entorse, j’assiste à mon avant dernier cours de préparation à la naissance. J’avoue que ces cours, j’y allais vraiment parceque j’avais que ça à faire, ils m’ont pas franchement aidé. il y avait du bon mais j’avais déjà plus de ressources avec les méditations et exercices que je pratiquais à la maison que ce que j’y ais appris. Il s’avère que ce jour là, entre les mamans qui avaient accouché et celles qui étaient absentes, j’étais seule avec ma sage femme . Du coup on prend le temps de discuter. Je lui fais part de mes inquiétudes. « J’ai peur de craquer et de ne plus être capable de pousser » ou encore mon dégoût de devoir attendre à l’hôpital . Je n’ai aucun problème dans l’ensemble avec l’hôpital mais l’idée d’être là , à attendre que le travail avance dans une pièce sans vie avec des gens qui régulièrement viennent mettre leur doigts dans mon intimité , ne m’enchantait pas. Elle entend mes doléances, me rassure et on passe aux exercices. Je t’ai dit que ce jour là on s’entraîne a pousser ? Non ? Bon bah c’était le jour où on apprend à pousser. Et là !! Je la regarde un peu inquiète  » vous vous souvenez , il y a 3 semaines vous m’avez dit col effacé toussatoussa …  » Sur quoi elle me répond  » vous risquez rien , vous n’allez pas pousser fort »  …. J’avoue que 6 mois plus tard j’ai changé de sage femme.

Je sors de là toute fière d’avoir « réussi  » mes exercices et je rentre chez moi me préparer . Je dois rejoindre mon homme qui présente un spectacle musical de sortie de vacances (animateur en centre de loisirs , a la fin de mois de juillet et du mois d’août, ils organisent une sortie de période de vacances) en plus il doit apparaître sur scène pour danser sur du Claude François … J’allais pas rater ça !!! Je me prépare donc et il passe me prendre . J’assiste au spectacle en regrettant de ne pas avoir de quoi filmer, Non je ne me moque pas ! Les enfants avaient du talent et papa crapouille…. Était ridicule ! J’ai tellement ri ! On partage un « apéro » et la, je suis au bout de ma vie. Mon ventre tire, bébé est bas, je n’ai plus de souffle et mes bas de contention n’arrivent plus à faire remonter mon sang vers le cœur. Je rentre à la maison, il est environ 10h du soir. Mon homme me rejoint quelques heure après. Je dormais deja….

Je vais m’arrêter là dessus pour te laisser digérer ces informations. J’ai bien sûr résumé, en gros j’en ai bavé . Mais comme dirait le charman Monsieur avec qui j’ai fait mes  échographies « madame on n’a jamais vu une femme ne pas souffrir pour son enfant  » … Un jour on parlera des violences gynécologiques toi et moi. En 2019 il ya encore du boulot a faire.

Bref je te fais de gros bisous et à très vite pour la suite de l’aventure 😘

5 réflexions sur “Le jour où j’ai rencontré l’amour de ma vie partie 1 : ma grossesse

  1. Ping : Le jour où j’ai rencontré l’amour de ma vie 2 : mon accouchement – Maman crapouille

  2. ça fait du bien de lire quelqu’un qui cache rien sur sa grossesse ! des fois je me dis, Viviane, veux tu vraiment un enfant ? dja, tu sais que tu signes pour une longue période de stress sans sommeil, mais en plus tu vas infliger ça à ton corps… Mais ouais, malgré tout, je veux le vivre. Et bien sûr, je me plaindrai. Parce que quand je vois la relation que tu as avec Crapouille, c’est tellement beau que j’ai envie de découvrir le vrai Amour.
    Loviou !

    ps: j’espère que tu as pris des photos de Papa Crapouille en Claude François !!

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    1. J’avais pas vu le PS ! Alors non parce que ça a quand-même été dur pour moi de durer tout le spectacle, du coup j’étais occupée à serrer les dents et me tortiller sur ma chaise pour apprécier le moment. Mais une vidéo traîne quelque part chez Val de Gers

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